vendredi 19 août 2016

Jeux de société pour Mini-Mouss : Little Memo

Ahh, les vacances d'été, tant attendues pour pouvoir prendre du temps pour soi, ses enfants, sa maison, pour coudre, bricoler, créer, bloguer... A peine commencées, déjà terminées!  Etat d'avancement de la to-do list : 30%.  Mais je ne désespère pas, et me voilà en train d'écrire mon premier article estival juste après avoir repris le travail.

L'activité récurrente cet été dans notre grand raffiot, ce furent les jeux de société.  En voyage lorsqu'il faisait mauvais, le soir entre adultes et grands enfants, ou bien suite à des razzias à la ludothèque de la ville.  L'aventurier est déjà vétéran en la matière, le P'tit Pirate surnage pas trop mal dans les jeux complexes auxquels son frère l'initie, et notre Petite Fleur fait ses premiers brasses avec des titres adaptés.

J'ai déjà parlé jeux de société une fois ou l'autre, mais je pense à présent me lancer dans des reviews plus régulières.

Le test du jour : un bon basique pour tout-petit, le Little Memo de chez Djeco.




C'est un bon vieux jeu de Kim, avec des petits animaux du jardin colorés tout mignons et une petite boîte pour le "cache-cache".

L'objectif : Travailler la mémoire et l'observation.

J'y joue donc avec Petite Fleur, 2 ans et demi dans quelques jours.  Le jeu est super simple, mais il y a énormément de marge de progression :


  1. Nommer et reconnaître les animaux.  On est plus dans le registre des insectes que dans les classiques animaux domestiques, donc il se peut que l'enfant ne les connaisse pas encore. 
  2. Montrer le principe du jeu : On dispose deux animaux, on en cache un et on le nomme.  
  3. Augmenter le niveau de difficulté en augmentant le nombre d'animaux.  On ne bouge pas les animaux, on se contente de recouvrir l'"élu" avec la petite boîte. 
  4. Même chose, mais cette fois, la boîte est en retrait et on retire l'animal choisi de la table pour le dissimuler sous la boîte, à l'écart.  Le joueur ne peut donc plus aussi facilement utiliser la position de la boîte pour se rappeler de l'animal en dessous.  On peut même s'amuser à mélanger les animaux... 
  5. Et enfin, on peut envisager d'ajouter un animal au lieu de le retirer, ou bien d'en déplacer un, etc. 
Pour le moment, la puce arrive à s'en sortir avec 4-5 animaux sans déplacement (niveau 3), mais à condition d'avoir ajouté les animaux 1 par 1, et uniquement durant les premières minutes de jeu.  Au delà, et sans grande surprise, sa concentration se délite et il est temps soit de ranger, soit de la laisser s'amuser en jeu libre.  

Il y a un élément du jeu qui est encore complexe pour elle, c'est la succession des étapes "fermer les yeux, observer, nommer l'absent".  J'ai du ritualiser et théatraliser le processus pour réussir à ce qu'elle ne voie pas la dissimulation de l'animal et puisse mettre sa mémoire en action, mais je vois bien que le sens de cette étape lui échappe quand elle demande à inverser les rôles.  Elle m'imite, mais en mélangeant toutes les opérations, pour un résultat sans queue ni tête pour toute personne de plus de 3 ans. 



Le jeu comporte également des pions permettant de comptabiliser les points gagnés, mais je les ai pour le moment laissés de côté car la notion même de victoire est encore étrangère à notre petiote.  Je les utiliserai éventuellement pour une partie avec le P'tit Pirate, si le jeu ne s'avère pas trop facile pour lui.

Pour conclure, Little Memo est un chouette petit jeu que je me réjouis d'avoir loué à la ludothèque, qui permet des petites parties sympathiques avec ma Petite Fleur.   Nous ne l'exploitons pas encore vraiment en tant que "jeu de société", mais plus comme exercice de mémoire, et ça complète agréablement les "Memory" plus classiques, que nous proposons également à la puce à raison de 4 à 5 paires par partie.






samedi 30 avril 2016

En tricot, les matelots!

Peu après la naissance de Bébé Fleur - qui n'est plus du tout un bébé à l'heure actuelle, nous l'appellerons donc à présent Miss Fleur, même si Miss Tornade serait plus approprié -, donc, peu après la naissance de Miss Fleur, je suis tombée sur une boutique vendant des vêtements pour bébés... en laine.  Titillée par la curiosité, j'ai creusé un peu le sujet et me suis laissée séduire.


La laine, cette matière rèche et ringarde? Ces vêtements toujours si casse-pieds à nettoyer?  Mhhh, en fait, ça vaut la peine d'y regarder à deux fois : 

  • La laine, ça peut être très doux.  Par exemple, la laine de mouton Merinos. 
  • La laine, ça tient chaud, mais ça laisse la peau respirer (et ça évacue la transpiration)
  • La laine, ça peut être tricoté très fin.  Voire même carrément hyper fin.  Parfait pour des sous-vêtements. 
  • La laine, ça n'a pas besoin d'être lavé très souvent. 
  • La laine, c'est une fibre naturelle
  • La laine, c'est étirable, et ça fait donc des vêtements pour bébés qui durent LONGTEMPS
  • La laine, ça s'imperméabilise facilement à grand coups de lanoline.  Super pour les vêtements d'extérieur. 
Je ne vais pas m'étendre sur ces qualités, d'autres l'ont déjà fait avant moi (voir par exemple le blog de la boutique Mamoulia, ou encore sur le superbe blog Minuscule Infini).  

Par contre, je vais me permettre un petit partage d'expérience, avec les produits que j'ai testés et approuvés.  18 mois après mon premier test, les trois matelots portent à présent de la laine de manière quasi quotidienne (du moins en saison froide). 

On a testé pour vous...

Manymonths


Premier produit testé, et coup de coeur immédiat : Le body-shirt évolutif.  Le principe : Un body dont  l'entre-jambe est amovible, avec deux réglages possibles pour les pressions.  Taille annoncée pour le modèle choisi S-M : De 3 à 12/18 mois.  Miss Fleur a deux ans, il sert encore occasionnellement quand la taille L est au nettoyage (mais ma matelote est un modèle réduit).  Ces bodies sont super pratiques parce que : 

  • ils durent longtemps,
  • ils ne doivent pas être nettoyés souvent (les petites taches se frottent très facilement)
  • ils n'absorbent pas les liquides, donc en cas de bavouille ou de de renversement de gobelet, hop, un petit coup de serviette et il n'y a plus rien.  Super aussi pour les vomitos lactés des tout-petits!
  • en cas de débordement de lange, il suffit de piquer l'entrejambe d'un autre body et hop, pas besoin de changer le bébé. Et en cas de tâche d'urine, il suffit de laisser aérer quelques heures et c'est comme neuf (si si, j'y reviendrai!)
  • l'entrejambe peut se retirer, et on a alors soit un t-shirt, soit un pull selon si on est en début ou fin de taille.  C'est aussi super pratique pour l'apprentissage de la propreté, quand Bébé veut se balader sans couche, on retire l'entrejambe avec la couche et plus de risque d'avoir le bas du body trempé parce qu'il a traîné, au choix, dans le fond du petit pot ou dans la flaque de pipi.
Le même, plusieurs mois plus tard (cfr tignasse).
Manches non retroussées, il reste de la marge
Premier jour en laine! Bébé de 5 mois, manches retroussées,
body bien ample mais qui tombe bien.






















Seul petit bémol : Alors que les bodies achetés l'an passé étaient 100% laine, ceux de cette année ont le col et les manches en coton.  C'est moins pratique car ça se mouille en cas de transpiration, c'est plus vulnérable aux tâches, et ça met plus longtemps à sécher que la laine.  Ca reste un super produit, mais j'espère un retour aux 100% laine l'an prochain.  

Dans la même collection, j'ai également testé : 

  • Les longuies : Des culottes à deux épaisseurs de laine destinées à recouvrir des couches lavables.  Se portent avec le body par-dessus, ça peut donner un look particulier, sauf si on inverse les entrejambes.  Je n'utilise plus que cela pour les couches de nuit, car c'est beaucoup plus confortable que des couches en plastique.  Et surtout, pas besoin de nettoyer quotidiennement (loin de là) : Une culotte puante le matin, convenablement aérée, sera à nouveau toute fraiche le lendemain, si pas déjà le soir même! Avec une culotte en PUL, si ça sent le matin, ça puera autant le soir.  Il existe une version courte (shorty) pour l'été. 
Body et longie Manymonth
Le body rouge avec l'entrejambe blanc par dessus le longie :
Ni vu, ni connu.
  • Les leggings : Une seule couche de laine, vêtement classique donc.  J'adore pour ma fille, porté sous une robe.  C'est chaud et ça a l'air super confortable. 

Legging Ecru bien grand avec la "Robe 'Bou".
Ca tire-bouchonne moins à présent qu'elle a grandi.
                                            
  • Les cagoules : Bon, niveau design, ce ne sont pas mes favorites, mais elles couvrent vraiment super bien la tête des petiots.  
  • Les jambières : Pratique pour recouvrir les petites gambettes en portage, ou bien au ski, pour faire un joint bien chaud entre les combis et les gants, ou les pantalons et les bottes.  
  • Le sac de couchage (aka gigoteuse) : Plutôt pour la mi-saison, ouverture moyennement pratique.  
  • Les gants : Deux épaisseurs de tricot, les enfants les aiment beaucoup.  
  • La cape : Une épaisseur de laine, très pratique à trimballer dans un sac à main, permet de bien couvrir le cou et les épaules

La cape, que j'aime également beaucoup portée
par dessus une veste à capuche.  Ca lui donne
une adorable dégaine de petit lutin!
                                                   
  • Le foulard : Peut servir d'anti-bavouille pour un tout-petit (attention : ce n'est pas absorbant.  Ca protège le t-shirt en dessous, mais le liquide finit couler vers le bas).  Sert aussi à bien protéger la petite gorge, parfait en plein hiver et/ou en cas de gros rhume.  
  • Le T-Shirt : Pour les plus grands, même principe que le body sans l'aspect évolutif.  
Bilan : Un très chouette marque, des prix un peu rudes, mais vu le temps d'utilisation des vêtements, c'est rentabilisé.  Par contre, les stocks ont une durée de vie très limités, il faut donc être à l'affut pour s'approvisionner au bon moment (vers septembre/octobre). 

Disana

Seconde marque testée, et cette fois, coup de coeur sur les salopettes en tricot : Souple, confortable, avec un petit look rétro : J'adore.  Le body Manymonth et la salopette Disana, c'est presque devenu l'uniforme de Miss Fleur.  Par contre, il faut savoir que les tricots Disana boulochent.  Au début, j'ai trouvé ça assez catastrophique, Miss Fleur se déplaçant à quatre pattes, les salopettes ont vite pris un aspect un peu plus rustique.  Mais après deux ou trois séances de déboulochage, il ne reste plus rien, et cela fait plus de 9 mois que je n'ai plus vu la moindre bouloche.  

Encore un vêtement hyper évolutif :
Porté de 7 mois à 2 ans, et c'est pas fini!
(croiser de préférence les bretelles dans le dos
pour ne pas que ça tombe comme sur la photo) 
                                                  

Disana fait également beaucoup de produits en laine bouillie, c'est une laine plus dense et plus épaisse, qui convient particulièrement aux vêtements d'extérieur.  Ils viennent de sortir cette année une collection pour les enfants plus grands, et j'ai donc offert une veste taille 8-10 ans à mon grand garçon.  Elle est magnifique, confortable, extrêmement pratique et suffisamment imperméable pour résister à des petites averses.  Je dois dire qu'après plusieurs mois d'utilisation intensive, elle a toujours fière allure, et son propriétaire l'adore au point de refuser d'essayer toute autre veste (pourtant, il faudra bien lui trouver quelque chose pour l'été...).


Cosilana

Parmi beaucoup d'autres chose, Cosilana propose des sous-vêtements en laine/soie et laine/soie/coton, dans lesquels j'ai investi pour les deux grands matelots.  Un tissu très fin, très doux, qui les a immédiatement séduits! Le P'tit Pirate râle lorsqu'il n'a plus ses t-shirts/sous-pulls à disposition, et les porte même la nuit... Ils ont également des leggings très fins qu'ils portent sous leurs pantalons en cas de grands froids.  On peut en trouver des similaires chez Engel ou Popolini. 


                                         

Hirsch Nature

Toujours dans la catégorie sous-vêtements, voici à présent les... chaussettes.  Anti-dérapantes, épaisses ou très épaisses, j'en ai essayé plusieurs paires et en ai moi-même adopté l'une ou l'autre.  Les trois matelots utilisent les "chaussettes à petits points" comme pantoufles, et apprécient avoir des chaussettes bien chaudes dans leurs bottes en caoutchouc. 

Reiff


Trouvant le sac de couchage Manymonths un peu léger pour les grands froids, j'ai déniché dans un sympathique petit magasin du coin (l'Ecoquelicot) un magnifique sac de couchage de la marque Reiff.  Il est en laine mérinos tricotée, doublé par un coton bio extrêmement doux.  Bon, l'usage du coton en combinaison avec la laine Merinos se discute, mais j'en suis en tout cas très contente.  Hélas, après deux hivers de bons et loyaux services, je crains qu'il n'en soit à ses dernières semaines d'utilisation... il sera trop petit l'an prochain.  Mais d'un autre côté, Miss Fleur n'utilisera sans doute plus de sac de couchage non plus... 


Et pour laver tout ça? 

Et bien, c'est simple... on commence par éviter de laver.  Règle d'or : On aère autant que possible, de préférence près d'une source d'air frais.   En cas de tache, on se contente de laver localement. Et, tout de même, une fois de temps en temps (ou typiquement suite à un gros vomito), on fait un lavage intégral.

Sinon, pour le lavage et l'entretien, je suis les instructions du site Mamoulia :

Est-ce que ça prend du temps? Oui, un peu, mais probablement similaire aux volumes de lessive qui auront été ainsi évités.  Et puis, moi, j'aime encore bien triturer la laine, l'essorer en l'enroulant dans un essuie, appuyer voir sauter à pieds joints (hum) sur l'essuie pour plus d'efficacité...  Le seul point logistique, c'est qu'il faut prévoir un stock suffisant d'essuies/serviettes à disposition, qui iront éventuellement faire un tour dans le séchoir après la séance d'essorage.  

Je n'ai quasiment jamais eu de problème pour récupérer des taches sur mes vêtements en laine, sauf sur les coloris écrus, très pratiques à assortir ou comme sous-vêtements, mais hélas assez vulnérables aux saletés.  Le détachant au fiel de boeuf fait en général du bon boulot. 

Je lanolise également régulièrement certains vêtements pour les imperméabiliser, essentiellement les "longuies", destinés à protéger les couches lavables.  Les gants, cagoules, capes et foulards/bandanas y ont également droit de temps en temps, pour augmenter leur résistance aux intempéries.  Je suis adepte du tartinage généreux, une bonne fraction de la bouteille y passe à chaque fois, mais le résultat est parfait! 


Où trouver de jolis lainages?

Toutes ces marques se retrouvent sans trop de surprises sur les magasins de vêtements bios en ligne.

En Belgique : 
A l'étranger : 

Et sans doute beaucoup d'autres, mais mon objectif n'est pas d'être exhaustive. 

Et pour en savoir plus? 

Si vous êtes séduits par la laine, n'hésitez pas à aller voir le site Minuscule Infini, qui publie régulièrement des tests et retours d'expérience sur diverses marques de laine.  Alors que je reste prudemment dans des modèles classiques et des couleurs unies, Alys, l'auteur du blog, explore les imprimés colorés et vitaminés et les modèles "design", c'est vraiment chouette! 






samedi 13 février 2016

Robot Turtles

Faut que je vous fasse une confession.  En fait, la navigation, les courants marins, tout ça... j'y connais pas grand grand chose.  Mon métier, c'est l'informatique.  Par conséquent, bourrée de contradiction que je suis, j'interdis à mes gosses de regarder des écrans, vu que je passe mes journées à le faire.  Enfin, interdire, interdire... Disons, limiter.  Pas de télé, pas de console, mais un ipad un peu boiteux avec plein d'applis éducatives sympa, et de temps en temps une petite vidéo youtube au coin d'un portable, ou carrément un DVD projeté sur le mur du salon.

Campagne Yakapa . Encore applicable pour l'aîné, pour les suivants...
Bon courage.  
Par contre, il y a une chose que je souhaite faire découvrir à mes enfants : ce sont les possibilités infinies de création qu'offre l'informatique.  Site Web, jeu vidéo, application...  Nous vivons à une époque où les outils de programmation se simplifient et deviennent accessibles aux plus jeunes.  Nous vivons à une époque où tout est à ré-inventer, où les métiers de demain n'existent pas encore, où la société est vouée à évoluer ou à s'effondrer sur elle-même.  Nous n'éduquons pas nos enfants pour aujourd'hui, mais pour demain, donc apprenons-leur à identifier des problèmes, à trouver des solutions et à les mettre en oeuvre.  L'informatique est un des outils qui leur permettra de réaliser ce qu'ils auront imaginé.  La programmation n'est pas difficile en soi, mais implique un mode de raisonnement structuré, qu'il est parfois difficile d'acquérir une fois adulte, si on n'est pas naturellement orienté vers cette manière de pensée.  Je suis convaincue qu'en familiarisant nos enfants avec ce genre de démarche dès leur plus jeune âge, ils aborderont très naturellement la programmation "avancée", et sauront quand et comment y faire appel dans les différents problèmes auxquels ils seront confrontés.

Bon, donc, les écrans, non (hum).  La programmation, oui. Heuuuu, y a pas comme une incohérence, là?  Bien sûr, mais malgré tout... il y a une solution : Robot Turtles.


Créé par Dan Shapiro, un génial papa informaticien, financé par un appel Kickstarter plutôt réussi, c'est un jeu de société qui, presque sans en avoir l'air, amène les enfants à écrire leurs premiers programmes.

Alors, les tortues, elles ne sortent pas de nulle part. Les geeks les plus précoces d'entre nous ont connu le Logo, langage de programmation à visée pédagogique utilisant une tortue pour dessiner des formes géométriques (ou non).  Dans mon cas, la "Tortue" était un simple curseur triangulaire, et cette dénomination m'a toujours laissée perplexe, mais des amis ont eu l'occasion de pratiquer le Logo avec une vraie Tortue Robot.

Oh que ça fleure bon les années 80! 

Donc, dans notre jeu de société, revoilà nos tortues-robot, dignes héritières du Logo.  Cette fois, pas de circuit électronique de pointe, juste... un papa ou une maman qui va "téléguider" la fameuse tortue sur le plateau de jeu, en se fiant aux instructions des petits joueurs.  Avancer, tourner à gauche ou à droite, les instructions sont fort semblables au Logo de base et sont très vite comprises.  Là où on voit que le jeu est bien pensé pour les petits (dès 4 ans), c'est en examinant de plus près les cartes d'instructions : De petites fleurs colorées permettent d'exprimer facilement les directions (fleur bleue : tout droit, jaune : à gauche et mauve : à droite), sans devoir maitriser la gauche et la droite.  Cela facilite également l'orientation dans le référentiel de la tortue.

Les cartes d'instructions
Donc, des tortues, et des instructions de déplacement.  Manque l'essentiel : L'objectif.  Point de dessin artistique ici, le but du jeu est de circuler sur le plateau en évitant des obstacles pour trouver le trésor, un joli diamant bien coloré.  Les obstacles :

  • Des murs en briques que tu peux pas passer à travers sous peine de te casser le bout du nez
  • Des murs de glace que tu peux décongeler d'un habile coup de pistolaser (Piou Piou!!!!)
  • Des caisses que tu peux faire dégager du chemin, à condition d'avoir la place derrière (quelqu'un se souvient de Sokoban?)
Le plateau peut être organisé de plein de manières différentes, selon l'inspiration du parent/maître de jeu/esclave en chef ou selon le niveau des Padawan-programmeurs.  

Ouuuhh, il est méchant celui-là!

Alors, LE facteur de succès du jeu : Les bruitages.  C'est obligé, le parent doit se triturer les méninges et inventer les bruits les plus farfelus pour les déplacements des tortues.  On peut plagier les noms des tortues telles que renseignés dans le manuel (Beep Beep, Pi, Pangle...), suivre l'inspiration du moment, ou celle des petits joueurs (au risque de devoir produire des "Prout Prout" à chaque déplacement de la tortue...).  On peut "pioupiouter" avec les rayons lasers, "splatchouiller" dans les flaques d'eau, jouer au vieux diesel qui a du mal à démarrer... y moyen de varier les plaisirs.

En cas de timidité excessive ou de crainte du ridicule, le parent est autorisé à ingurgiter un petit apéro raisonnablement alcoolisé avant d'enfiler son costume d'Andouille en Chef (mais je décline toute responsabilité, of course).

Autre élément important du jeu : Les enfants ne sont pas en concurrence.  L'objectif n'est pas de finir le premier, mais simplement d'attraper son diamant.  En cas d'erreur, on peut se corriger en appuyant sur le petit insecte, et en criant "BUUUUUUG" bien fort.   Eventuellement, si on a fini plus tôt, on peut aider ses congénères.  On n'est pas dans le coopératif proprement dit, mais l'absence de compétition est le bienvenu.  

Ce qui est également intéressant, c'est la progression des différents niveau.  On commence simple, une instruction à la fois avec les instructions de base.  Puis on rajoute les obstacles, un à la fois.  Enfin, on peut permettre aux enfants de déposer plusieurs instructions (2, puis 3, etc) à chaque tour.  Pour finir, ils peuvent construire la séquence complète de déplacement d'un seul coup.  Et à ce stade, on peut introduire la notion de "fonction" pour optimiser le nombre de cartes utilisées.  

J'ai testé le jeu avec le P'tit Pirate (4 ans et demi) et l'Aventurier (7ans et demi) et une amie de ce dernier (8 ans).  Le P'tit Pirate m'a impressionnée par sa capacité à prédire et visualiser les trajets de la tortue.  C'est très amusant de le regarder se tourner d'un côté ou de l'autre pour suivre l'orientation de sa tortue et trouver la prochaine direction à prendre.  C'est bien entendu lui qui a fait le plus usage du "Bug", mais il n'a pas du tout à rougir de sa performance! 

Les deux grands, quant à eux, n'ont eu aucune difficulté à monter dans les niveaux.  Je m'y attendais pour l'Aventurier, qui programme déjà régulièrement (avec Scratch entre autres), mais son amie, moins familière de ce genre de raisonnement, a également tout de suite compris le principe et a fini sur un sans-faute aussi.  Tous trois sont arrivés au stade des séquences complètes, avec les trois types d'obstacle, sur un parcours relativement simple.  Il me faut maintenant trouver des labyrinthes un peu plus complexes, mais il y a de quoi faire avec ceux proposés sur le site du jeu.  


Bref, un chouette jeu que mes garçons réclament souvent, qui permet de travailler de manière très ludique la construction du raisonnement algorithmique.  Grand avantage par rapport aux versions écran : L'aspect relationnel et l'implication de l'adulte, dont la capacité à trouver des bruitages plus ou moins ridicule joue un rôle essentiel dans la réussite de ce moment partagé.  

J'en profite pour remercier chaleureusement l'ASBL CSITed, qui nous a aimablement prêté le jeu a des fins de "béta-testing".    

  




mardi 1 décembre 2015

Carcassonne : Jeu de société, et plus si affinités


Depuis Wikimedia : Carcassonne-game.jpg

L'amiral et moi-même sommes des joueurs de longue date : Des jeux de société (beaucoup), de rôle (un tout petit peut), GN (un tout tout tout petit peu), des jeux vidéo (mais ça nous est passé), mais surtout, des jeux de société.  Entre amis et cokoteurs à la belle époque estudiantine, avec des collègues en tant que jeunes travailleurs (oui, j'avais des super collègues à l'époque!), puis... grosse pause pour cause de régression vers des jeux intellectuellement moins stimulant tels que "Coucou/Beuh", "Hue Hue à dada" et "Guili guili".

Mais voilà, la période de disette ludique a heureusement pris fin, et nous voilà de retour dans l'arène, avec, qui plus est, deux joueurs supplémentaires! L'Aventurier, du haut de ses 7 ans, est déjà capable de partager bon nombre de nos jeux de société de grands (Mini-ville, Colons de Catane, Loony Quest, ...), mais, à notre grand étonnement, le P'tit Pirate (4 ans) n'est pas en reste! Bien que moins curieux du monde littéraire  et ne disposant pas de la même vitesse d'apprentissage que son grand frère au même âge, il n'en progresse pas moins, tout en discrétion, dans de nombreuses compétences.  Poussé par son frère dans des parties de jeux absolument pas adaptés à son âge, il s'accroche néanmoins, y prend plaisir, et apprend sans doute en toute discrétion une infinité de petites choses.

Bref, ayant fait le constat qu'avec le P'tit Pirate aussi, il devient agréable de jouer, et pas seulement à Bata-Waf, j'ai profité d'un des (rares!) moments en tête à tête avec lui pour lui proposer de jouer à Carcassonne.  Carcassonne est un jeu que nous possédons depuis plus de 8 ans, avec un certain nombre d'extensions que nous sommes incapables d'utiliser toutes en même temps à force d'oublier les règles d'une partie à l'autre.  Bref, un jeu plein de potentiel, extensible, et... adaptable.  Il est normalement prévu à partir de 8 ans, pour les aspects tactiques, mais en simplifiant la règle à l'extrême, il a été fortement apprécié de mon 4 ans.

Donc, pour ceux qui connaissent le jeu, je me suis contentée de lui expliquer :

  • Le placement des tuiles (continuité des éléments château, prairie, route)
  • Le principe d'un tour de jeu
  • L'objectif du jeu : Marquer des points en construisant routes et châteaux
  • Le décompte des points : Deux par tuile pour un château, un par tuile pour une route. 
Le jeu ainsi simplifié n'est évidemment pas très palpitant pour un adulte (il n'y a aucune concurrence entre les joueurs ni réellement de stratégie), mais lui a adoré : Compter les points (avec un petit aperçu de la table de deux pour les points du château), utiliser le boulier pour additionner (5 points route + 4 points château...), placer les tuiles pour créer un paysage géant (il est fan de puzzle), et, surtout, passer un bon moment avec sa maman.   

Et, comme souvent avec les enfants, il faut garder l'esprit ouvert et savoir sauter sur les opportunités.  A la fin de la partie, ayant gagné in extremis en dépassant le p'tit loup lors du dernier décompte, j'ai vite essayé de changer de sujet pour éviter les déceptions, et ai proposé une observation du paysage résultant.  En est assez vite sortie l'idée de créer nos propres châteaux, et nous nous sommes donné pour défi de créer le plus grand château possible! 



A ce moment, je suis un peu sortie de mon rôle de parents et me suis emballée sur la construction du château, mais il a néanmoins participé avec beaucoup d'amusement, et le must du must, ça a été de prendre chacun un pion, et de les faire jouer à cache-cache dans l'énorme château complètement tordu et labyrinthique que nous avions obtenu... Vive le jeu libre!




Avec des enfants, nous avons sans cesse l'opportunité de renouveler notre regard sur les jeux, outils ou objets en tout genre, accepter de les détourner, imaginer comment en exploiter le potentiel, leur trouver mille usages pour répondre au besoin de jeu et d'apprentissage de nos petits loups...  Ce fut à nouveau le cas aujourd'hui, et quel plaisir nous en avons tiré!

dimanche 1 novembre 2015

Histoires de couches

Suite à la demande d'une amie, je prend aujourd'hui la plume pour parler d'un sujet hautement philosophique : les couches.

Pas les couches du modèle OSI, ni les couches d'une pièce montée, ni les couches atmosphériques ou géologiques.  Non, les couches pour bébé.  Oui, ces trucs-machins qu'on leur met sur le derrière pour pallier leur incontinence.

L'HNI

Enfin, soi-disant incontinence... Parce qu'en fait, les couches, c'est pas indispensable (comme je dis toujours, si ça l'était, l'évolution aurait fait en sorte qu'on naisse avec).   Faire sans couche, dans nos sociétés "modernes", ça s'appelle "l'Hygiène Infantile de l'Enfant" : En gros, ça consiste à détecter les besoins du bébé et à lui proposer d'évacuer proprement au dessus d'un récipient ad-hoc.

Les avantages : 

- La compréhension du langage corporel du bébé et une complicité/connexion parent-enfant supplémentaire
- Beaucoup moins de pleurs (car oui, les bébés (ou en tout cas certains) pleurent quand ils doivent faire pipi)
- Pas de poubelle qui déborde ou de lessives puantes
- Pas de couche qui entrave les déplacements du petiot et retarde l'âge d'acquisition de la marche (sic)
- Pas de derrière dégueu à devoir torcher vaillamment, une pince à linge stratégiquement placée sur le nez.

Les inconvénients : 

- La phase d'apprentissage... 
- Les moussaillons avec qui ça prend pas
- Les officiers indisponibles la journée forcés de caser leur équipage en garderie
- Les faux positifs (on s'est bougé pour rien)
- Les faux négatifs (on est bon pour sortir les torchons)

L'HNI a été appliquée de manière très partielle dans notre navire, deux moussaillons sur trois y ayant été réceptifs le temps du congé de maternité. HNI partielle car les vrais moments "cul nul" ont été rares, mais nous restions attentifs et proposions systématiquement à chaque change.  Par contre, une fois le moussaillon entré en crèche, tout le monde perd ses repères... 

En attendant, ça nous a permis d'économiser quelques langes, et, espérons-le, aux moussaillons de s'être sentis à l'écoute et écoutés dans leurs besoins naturels.  


Les couches lavables

Mais revenons à nos moutons.  Nous parlions de couches, et voilà que je viens d'écrire une tartine sur le sans-couche.  Soit.  Donc, chez nous, nous avons utilisé des couches la plupart du temps.  Quelles couches?  A la base, nous avons opté pour des couches lavables, mais in fine, nous fonctionnons avec un joyeux mélange de langes en tissu et de couches jetables (mais un peu écologiques quand même).  

La théorie


Pourquoi des couches lavables?  Pour diminuer les déchets et la pollution, pour éviter les produits chimiques sur les fesses du bébé, parce que c'est moins cher sur le long terme (tant qu'on reste raisonnable), et parce que ça fait bobo, et qu'on aime avoir l'air bobo.   

Plus sérieusement, il existe plein de sites qui font la comparaison couches lavables/couches jetables, voici quelques liens :
- La thèse d'Anne-Sophie OURTH sur le sujet : "Les couches lavables constituent une alternative moderne, écologique et économique aux couches jetables" (2003)  
- Sur le site Lilinappy (revendeur de couches) 
- Sur le site P'tit Dessous (fabriquant de couches lavables)
- Sur le site Petites Bulles (autre revendeur)
- Sur le blog Banlieusardises  (waw ça date de 2005 quand même...)
- Un récapitulatif sur le site Consoglobe

La pratique

Et en pratique, ça ressemble à quoi, des couches lavables? Bah, à des couches, en tissu... plus ou moins exotiques, plus ou moins colorées, plus ou moins compliquées, plus ou moins fiables... En gros, il y a trois catégories :

- les couches "classiques" : On a un espèce de pampers en tissus avec scratchs ou pressions, par dessus lequel on mettra une culotte typiquement en plastique (PUL) pour imperméabiliser.  Très très fiable pour la nuit, mais effet "gros derrière" garanti.
- Les couches "Tout en un" (TE1 de leur petit nom) : La culotte en plastique est intégrée à la couche, donc on se retrouve "comme avec un pampers".  Existe avec pression ou scratch.
- Les couches "Tout en 2" (TE2 de leur petit nom) : Une culotte en plastique dans laquelle on vient poser un linge plié.  Plus simple que la classique parce qu'il n'y a pas deux couches à fermer, mais plus souple que la TE1 parce qu'on peut se contenter de ne changer que le linge et d'utiliser plusieurs fois la culotte (ça fait des économies).

Après, il y a encore les couches à poches, que je n'ai jamais testé.  Il est également possible de distinguer les couches "évolutives" qui couvrent plusieurs âges (4-13kgs) des couches "multi-tailles", mieux adaptées niveau taille mais qui nécessitent d'investir dans plusieurs tailles de couches (ex : 2-4kgs, 4-9kgs, 9-13kgs, etc.).  Les couches évolutives sont sans doute très bien pour les familles peu nombreuses, mais d'expérience, assez logiquement, elles tiennent moins bien après 2-3 enfants que les multi-tailles (qui sont moins portées donc).

En plus des couches en elles-même, il ne faut pas oublier le papier de protection, stratégiquement placé en fond de couche pour recueillir les productions non liquides et pouvoir les évacuer facilement dans la toilette (même si, paraît-il, certains risquent de boucher les toilettes.  RAS chez nous cependant).

Notre expérience

Donc, nous en sommes à 7 ans de pratique en couches lavables, à quelques mois de pause près.  Autant dire qu'on a eu le temps de tester différents trucs, et même de changer d'habitude plusieurs fois... 

Le plus simple est de repartir du début.  Nous voilà donc, l'amiral et moi-même, brandissant fièrement le contrat d'engagement de notre premier moussaillon.  Faut lui préparer son paquetage, donc, nous nous renseignons et nous optons pour les couches lavables (question d'approvisionnement en pleine mer, c'est quand même plus simple de laver que de se faire livrer des paquets de couches par hélicoptère).   Et là, oups, c'est pas si simple qu'il n'y paraît! Y a pléthore de marques, et pléthore de modèles.  Heureusement pour nous, à l'époque, il y avait une brave dame qui tenait une boutique non loin de chez nous, recevait les parents afin de leur expliquer le pourquoi du comment, et surtout, proposait un système de location.  Bah oui, c'est quand même plus sympa de tester avant d'acheter... Surtout dans le domaine des couches lavables, quand un modèle marchera avec un bébé, mais fuitera lamentablement sur un autre!  En plus, l'avantage de louer et de tester les premières semaines (un mois en général), c'est que ça permet d'acheter directement la taille deux dans la foulée, car équiper un tout-tout petit en couches lavables à sa taille, c'est pas très rentable en fait.  Mieux vaut commencer quand il atteint un gabarit plus standard (4-5 kgs).  

Donc, mon premier conseil : Trouver un revendeur qui fait des démos, et souscrire à un pack de location.  

En Belgique, il y a plusieurs filons possibles (je n'ai pas testé, juste utilisé mon ami Google, donc aucune garantie sur la qualité de ces services) : 

- Ecotribu à Bruxelles : Ils font même du ramassage/nettoyage de couches on dirait!
- L'écoquelicot à Wavre (vu très récemment sur Facebook, j'imagine qu'il faut téléphoner... ou aller voir sur place, la dame du magasin est super!)

En France : 

- Une liste d'adresse sur le site Bulle de coton

Bref, nous voilà dûment équipés, 2-3 semaines avant l'arrivée du Moussaillon.  Celui-ci débarque sur le navire (ou embarque plutôt), et après les 2-3 jours de méconium (nous n'avons pas voulu risquer d'abimer les langes de location avec du goudron), nous nous sommes lancés.

Nous avons testé initialement, de mémoire :

  • Des langes à nouer Disana : Certains ne jurent que par ça, surtout pour les tout petits, mais nous avons personnellement coincé sur les lacets qui s'emmêlaient dans la machine à laver.  On me chuchote cependant qu'en nouant les lacets avant lavage, c'est beaucoup plus gérable! 
  • Des couches en bambou Petit Dessous : Convaincus pour la nuit, moins pour la journée (gros popotin).  C'était le modèle équivalent aux Tots/Bots Bamboozles. 
  • Des couches TE2 Bambino Mio : On a vraiment apprécié ce système, très souple et pratique.  La culotte en plastique est bien ajustable, et les langes en tissus simples à plier et peu chers.  Seul bémol : Les culottes ont tendance à mal vieillir au niveau des scratchs, qui deviennent raides et peuvent éventuellement irriter le bébé s'ils sont mal ajustés. J'ai tendance à moins les utiliser avec notre petite dernière. 
  • Des TE1 P'tit Dessous : Le système était très pratique, mais ce modèle fuitait systématiquement sur nos moussaillons... 
  • Des langes Tetras savamment pliés : La séance d'origami après la lessive est un peu longuette, mais c'est vraiment très pratique pour un tout petit, associé à un snappi pour maintenir le tout.  C'est un peu le lange à l'ancienne, mais imbattable au niveau budget, surtout pour la plus petite taille qui  ne dure qu'un à deux mois. 
    Le Snappi : l'épingle de nourrice moderne qui PikPa
Au fil du temps, nous avons pu tester d'autres marques, et nos préférences ont évolué, tout comme l'offre sur le marché, d'ailleurs (certaines de ces couches ne sont sans doute plus disponibles, et d'autres sont peut-être très bien, mais nous n'avons bien sûr pas tout testé). 

  • Nous avons gardé les langes classiques pour la nuit : Imbattables niveau fuites, bien plus fiables que les langes jetables. 
  • Dans les langes classiques, mes préférés sont les So Bamboo de P'tit Dessous (qui ont fait faillite et ont été repris récemment, je ne sais pas ce qu'il en est de la qualité des nouvelles couches).  Elles sont très douces grâce à une couche de polaire, et surtout, très fines avec une qualité d'absorption imbattable. 
  • Après nos essais douloureux avec les TE1, nous avons fini par trouver une marque qui nous convenait : Les Bumgenius Organic.  
  • Au niveau des TE2 : Les Bambino Mio étaient parfaites pour débuter à petit budget, mais plus récemment nous avons trouvé les Flip de Bumgenius dont les scratchs ont l'air de mieux tenir la route.  L'insert en microfibre est top. 
  • Autre TE2 testée : les GroVia.  La culotte est très bien (intérieur pas trop plastique), mais les inserts intérieurs ont vite mal vieilli. 
Globalement, nos recommandations actuelles : 
  • Ne pas se focaliser sur une seule marque, mais varier, au niveau de la forme, de la marque, de la matière : en fonction des circonstances, on préférera un système plutôt que l'autre.  Certains langes sèchent plus vite que d'autres (ex : microfibre), donc pour tenir le coup entre deux lessives, c'est bien d'avoir de tout. 
  • Au niveau matière, il y a du choix entre coton bio, bambou, chanvre et microfibre.  Au niveau écologique, le mieux est sans doute le coton ou le chanvre.  Au niveau du bambou, difficile de trancher, on entend tout et son contraire.  Et pour la microfibre, c'est du synthétique, mais par contre, qu'est ce que c'est pratique niveau temps de séchage... 
  • Prévoir des "booster" : des carrés ou des rectangles de tissus pour rajouter des épaisseurs en fonction de l'âge du bébé, de la capacité de sa vessie ou du temps d'autonomie nécessaire (longue nuit, longue balade, ...).  Pas besoin de trop se casser la tête au niveau marque, tout est plus ou moins compatible avec tout.  
  • Au niveau du système d'attache : Nous avons une préférence pour les scratchs, plus rapides à mettre, mais attention : S'ils sont trop raides, il peuvent blesser l'enfant.  Vérifiez donc s'ils sont petits et/ou souples.  Ceux des Bumgenius sont bien, les Grovia aussi.  Les pressions ont par contre l'avantage d'être plus fiables, notamment quand Bébé aime les strip-teases...  
Sinon, dernier changement dans notre technique de change : à présent, nous utilisons des culottes en laine plutôt que des culottes en plastique.  Pourquoi? Plus confortable et plus respirant! La laine a une très bonne capacité d'absorption, donc elle emmagasine l'humidité transmise par le lange, sans la transmettre à l'extérieur. 
J'en avais acheté une à la naissance du second moussaillon, mais n'avais pas osé l'utiliser plus qu'une fois ou deux : je n'arrivais pas à faire confiance à un tissu tricoté pour garantir l'imperméabilité.  Et puis, finalement, lorsque Bébé Fleur est arrivée, je l'ai ressortie, correctement lanolisée (traitement pour imperméabiliser), et depuis, plus de fuite! Et, ce qui est magique : Alors qu'une culotte en plastique sert une ou deux nuits puis doit être lavée pour cause d'odeur insupportable, une culotte en laine a juste besoin de respirer 12 à 24h avant d'être comme neuve! Je perds le compte du nombre d'utilisations entre deux lavages...

Alors, certes, lors des longues nuits, la culotte a parfois (c'est rare chez nous) tendance à être un peu humide, voire à transférer une légère humidité au pyjama, mais finalement, je trouve que c'est signe que ça respire et que les fesses du bébé ne sont pas confinées dans une atmosphère trop malsaine. Autre avantage : Pas besoin de laver très souvent grâce aux propriétés de la laine et à l'efficacité de l'aération. 

Au niveau culottes en laine, nous avons testé deux modèles : 
  • Le shorty de Popolini (trouvé chez Zeneco) : Le nôtre a mis un peu de temps à être au top niveau protection, il a fallu bien lanolisé et attendre qu'il feutre un peu, et puis, nickel! Malheureusement c'était une petite taille, donc ça fait bien longtemps qu'il est remisé dans les caisses.  Sympa et chouettes coloris, mais il a été détrôné par l'autre marque testée : 
  • Les shorties et longuies Manymonths (trouvés chez Ecoterre ou Mamoulia) : Un fil en laine mérinos super fin qui donne une tricot très serré et fin, un tissu vraiment très souple en deux épaisseurs, et une coupe bien ajustée, le shorty pour quand il fait chaud et le longuie pour la saison froide ou comme pantalon en journée.  Après la lanolisation mode "tartinage" qui va bien (technique trouvée chez Mamoulia), aucun souci de fuite, et sans feutrage contrairement au Popolini! Bébé Fleur les porte chaque nuit, et on utilise également les longies comme leggings sous une robe, par exemple (à condition de fermer le body au dessus, sinon il tend à glisser. C'est bizarre, mais y a moyen de faire ça discrètement avec les bodies de la même marque qui ont un entrejambe amovible).

Bref, coup de coeur total pour cette matière naturelle, noble et auto-nettoyante. J'y reviendrai sûrement dans un autre article, car Bébé Fleur est quasiment exclusivement vêtue de laine et les grands moussaillons en portent une fine couche sous leurs vêtements.  


Les inconvénients


Bon, tout n'est pas rose avec les couches lavables, hein.  Faut pas se voiler la face, si c'est largement gérable même avec une famille nombreuse, ça reste plus complexe que les couches jetables (même s'il y a moins de poubelles puantes à évacuer). 

Citons, en vrac : 
  • La nécessité de mettre parfois "les doigts dans la m***".  Certes, les couches jetables débordent parfois aussi, mais avec les couches lavables, c'est beaucoup plus fréquent de devoir récurer un caca qui n'a pas réussi à se cantonner au brave papier de protection. Bah, on s'y fait hein... En tout cas, un bon rinçage avant la mise en machine suffit généralement pour faire disparaître la plupart des tâches.  
  • Le rythme des lessives qu'il faut arriver à garder.  Bien qu'avec trois moussaillons, je me demande si finalement, la surcharge de lavage due aux couches soit si importante que ça... 
  • La complexité des sorties : Il faut prévoir des langes de rechange (pas de surprise), mais SURTOUT, un petit sac pour trimballer les langes souillés.  Et là, on bloque un peu... Se trimballer avec un sac qui pue, bof.  Surtout qu'on est du genre distrait, alors le sac qui pue oublié dans un coin pendant, 2, 3, 4... jours, beurk. Donc, jetables pour les balades. 
  • La crèche : Dans notre cas, elle n'a pas été intéressée par l'expérience, donc nous sommes bien forcés de jongler entre langes lavables et langes jetables.  
  • Les grands-parents : En l'occurrence, chez nous, ils n'ont pas vraiment été séduits par notre choix, donc... langes jetables pour quand ils s'occupent de la marmaille. 
  • Le temps de séchage et l'encombrement du séchoir : Nous sommes restés pendant 6 ans sans sèche-linge, donc les couches qui sèchent au milieu du séjour, on connaît bien.  Bah, on peut dire que ça aidait à humidifier l'ambiance en hiver... 
  • Et enfin... le fameux Champignon Mangeur de Couches!  Petite mésaventure qui nous est arrivée deux ou trois fois depuis que nous avons un sèche-linge électrique, donc depuis un an à peu près : Le sèche-linge est un peu chiche au niveau temps de séchage, donc si on ne lance pas un second cycle ou qu'on ne termine pas le séchage sur un fil, la couche se retrouve stockée sans être complètement sèche.  Terrain propice à un brave petit champignon qui mange le coton, le bambou et le chanvre... Solution : La soupe de couches! Un passage à la casserole, on fait bouillir quelques minutes, et zou, on récupère une couche à nouveau fréquentable, bien qu'ayant perdu un peu (parfois beaucoup) de fibre absorbante dans l'aventure.  Et en prévention : Lessives à 60° pour les couches qui ont attendu plus d'un jour ou deux et sproutch d'huiles essentielles désinfectantes.  

Et pour conclure... 

Pour conclure, les couches lavables, c'est bien.  Mais plus de couche du tout, c'est mieux!  Et oui, nous commençons à voir le bout, et en écrivant cet article (ce qui a pris quelques semaines), je me suis rendu compte que je ne testerai probablement plus jamais d'autre modèle de couche puisque Bébé Fleur s'est joyeusement engagée sur la voie de la propreté... Et c'est tant mieux ;-). 


















vendredi 14 août 2015

Des mobiles, à nouveau : Création familiale

Cette semaine, donc, la folie des mobiles m'a reprise. J'ai complètement flash il y a dix jours sur la magnifique activité proposée par Elsa, du blog "Où es-tu, Coquelicop".  Elsa, maman de deux enfants, est également institutrice et passionnée de pédagogies.  Sa démarche et ses réflexions sont extraordinaires, et son blog est une source d'inspiration sans fin.

C'est donc l'influence de la pédagogie Reggio qui ressort ici dans la création d'un superbe mobile, avec l'importance de la présentation des outils et des matériaux (l'invitation), et la posture de l'adulte, observateur et assistant des enfants créateurs.

J'ai donc attendu de mettre la main sur une boîte de perles en bois pour proposer l'activité aux enfants.  Nous avions justement une branche qui trainait sur notre perron, trésor récolté par un moussaillon au cours d'une balade.  J'ai également été fouiller mes armoires, et en ai ressorti :

- Du fil de fer
- Une pince
- Des rondelles de bois que j'ai percées d'un trou d'un petit coup de mèche de foreuse, sous le regard très intéressé des moussaillons
- Des pommes de pin
- Des marrons
- Quelques galets
- Des plumes colorées
- Du rafia coloré
- De la ficelle
- Du fil nylon
- De la peinture à l'eau
- Une perle à facettes qui attendait de trouver un usage, et qui a fasciné les enfants.


L'invitation.  L'esthétisme n'est pas vraiment à la
hauteur, mais qu'importe, les garçons ont tout
de suite été séduits.   

Au début, les garçons ont un peu chipoté au matériel sans vraiment savoir dans quoi se lancer.  J'ai alors peut-être été un peu trop directive en leur expliquant que j'avais dans l'idée de construire un mobile, et en leur rappelant la possibilité d'enfiler les perles sur le fil de fer, chose que nous avions déjà faite le P'tit Pirate et moi.  Ils ont néanmoins démarré au quart de tour, enfilant les perles en créant des séquences plus ou moins aléatoires. 




La pince coupante... l'outil-vedette de l'activité! Ils ont
tous les deux apprécié de le découvrir, même si le P'tit Pirate
a dû être aidé pour l'utiliser. 
La sculpture du fil de fer : On
réfléchit aux formes, on plie, puis on glisse
les perles... et parfois, on recommence, car
les "virages" trop étroits empêchent le passage
des perles. 
Concentration et silence absolu
sur la terrasse
Hop, on fixe le premier fil! Pour l'occasion, j'ai suspendu la
branche au plafond de la terrasse pour la rendre plus accessible.
C'est l'occasion pour le P'tit Pirate d'utiliser des ciseaux pour
couper la ficelle, la passer dans le bout du fil de fer, et puis...
faire un noeud.  Grande nouveauté...
et apprentissage à travailler. 


Après l'enfilage de perles, l'Aventurier a voulu changer de technique, et a fait une suspension en mêlant boule à facettes, rondelles peintes et marrons, dans lesquels je me suis empressée de percer des troutrous.  Il a pour l'occasion échangé le fil de fer pour le fil de nylon.  Son frère s'est bien sûr empressé de suivre son exemple, et a, lui, essentiellement travaillé sur les couleurs.  Là aussi, j'ai du l'aider pour les noeuds.  





 


Nous avons ensuite continué notre création avec des plumes.  Je n'ai quant à moi pas pu me résigner à mon rôle d'observatrice, et ait eu envie de participer à l'activité.  J'ai donc commencé à associer plumes et perles, et là aussi, il y a eu émulation, et des plumes ont fleuri partout sur le mobile. 

Après une petite pause goûter, nous avons eu droit au débarquement de la petiote, dont les siestes finissent toujours par se terminer.  Elle aussi a voulu participer, et s'est empressée de chiper une perle pour essayer de l'intégrer à une des suspensions.  L'oeuvre n'étant pas du tout bébé-proof, nous avons du l'éloigner en faisant diversion à l'aide de perles plus adaptées à son âge, de quelques contenants... et d'une cuillère.  

Ahhh, la boule à facettes... fascinante!
Des tout petits doigts, une toute petite
perle... et une grande détermination
Hop, un peu de transvasement, c'est tout
aussi passionnant!
Et une petite perle pour assaisonner la
soupe de galets...

Une fois rentré du boulot, l'Amiral s'y est mis à son tour en inventant une petite libellule, et c'est avec un peu de regret que nous avons finalement du décréter la fin de l'activité, lorsqu'il s'est avéré compliqué d'accrocher de nouveaux éléments à notre brave vieille branche.  



Le mobile terminé! Ne reste plus qu'à lui
trouver une place dans le navire
Nous avons malgré tout encore un peu prolongé le plaisir, en approfondissant l'idée de la libellule.  

Nous avons donc à présent de drôles de bestioles colorées accrochées dans les arbres de notre jardin.  




Et là encore, l'Aventurier n'avait pas son compte... il s'est lancé dans de la sculpture de fil de fer, créant tantôt un trident, tantôt un peigne, tantôt un toboggan... 



Le retour des mobiles...

L'avantage d'être enseignant, c'est bien évidemment les vacances d'été.  7 semaines de temps libre... Enfin dans mon cas, temps libre, avec trois moussaillons, ça me fait doucement rigoler, mais disons qu'au moins, j'ai quelques bouts de soirée disponibles pour bricoler au lieu de préparer des cours.

J'en ai donc profité pour ressortir un projet en attente depuis de nombreux mois, datant de l'époque des mobiles Montessori.  Ma maman ayant suggéré que je lui fabrique un mobile semblable au mobile de Gobbi pour suspendre au dessus de sa table à langer, j'avais décidé de faire une variation sur le thème initial, avec l'avantage incontestable d'être beaucoup plus rapide à réaliser.

Matériel : 

- Un anneau en bois de 20 cms de diamètre (commandé au Home de l'Art à Chimay, si mes souvenirs sont bons
- Quatre (ou plus) boules à guirlande, du style de celles de la Case de Cousin Paul.  Ca se vend à la pièce, de l'ordre d'un euro je dirais.
- Du fil de nylon
- Des allumettes

Recette : 

Pour la fabrication, rien de bien chinois, il faut juste faire beaucoup de noeuds, et avec du fil nylon, c'est parfois casse-pied.  Le seul petit challenge technique, c'est pour accrocher le fil aux boules.  On pourrait se contenter de percer un trou avec une aiguille, mais étant donné qu'il y a déjà un trou de fait, j'ai trouvé plus simple de couper de petits bouts d'allumettes, de nouer le fil de nylon autour de chaque et de le glisser dans la boule.  

L'avantage de ce mobile, c'est qu'il ne faut pas se casser la tête pour l'équilibrage.  Il faut juste un peu chipoter pour les fils du dessus, qui constitueront la boucle permettant de l'attacher : il s'agit de bien ajuster la tension pour que le poids soit réparti sur chacun des quatre brins.  

Résultat : 

J'ai donc fait le mobile en deux exemplaires, un pour chez mes parents, l'autre pour la chambre de Bébé Fleur.  Ah oui, je ne vous l'ai pas encore dit... On a changé de navire, chaque moussaillon dispose à présent de sa propre cabine.  Mais ça, c'est une autre histoire...